Posts Tagged 'Radio comunitaria'

Encuentro de comunicadores libres y comunitarios. Atenco, 5 de Diciembre de 2010.

Reporters sans Fronteres: Prison pour un représentant de radio communautaire au Mexique.

Prison pour un représentant de radio communautaire : “On ne peut à la fois affirmer protéger les journalistes et entraver la liberté d’expression”

Représentant de Radio Tierra y Libertad à Monterrey (État du Nuevo León), Héctor Camero s’est vu notifier, le 3 novembre 2010, sa condamnation à une peine de deux ans de prison et à une amende de 15 mille pesos (environ 900 euros) pour délit “d’utilisation, développement et exploitation du spectre radioélectrique sans autorisation”. Cette condamnation vient porter un nouveau coup dur aux radios communautaires mexicaines, après le démantèlement de Radio Proletaria dans l’État du Chiapas le 12 octobre dernier.

A tous égards, cette décision est absurde et dangereuse. Pourquoi avoir condamné Héctor Camero pour ce motif alors qu’une licence de diffusion a été légalement accordée à Radio Tierra y Libertad, en 2009 après sept ans d’attente ?

Les poursuites contre Héctor Camero ont commencé en 2008 après une opération de fermeture de la station. La Police fédérale préventive avait mobilisé, le 6 juin 2008, pas moins de 120 fonctionnaires pour forcer les locaux et confisquer le matériel. En cours de procédure, sur ordre du ministère public, Héctor Camero a brusquement basculé du statut de témoin à celui d’accusé. Le juge pénal de l’Etat de Nuevo León s’est appuyé sur l’article 150 de la Loi sur les biens nationaux pour rendre sa sentence contre le journaliste, au mépris de l’article 6 de la Constitution fédérale qui garantit la liberté d’expression, et des règles de la Convention interaméricaine des droits de l’homme relatifs au pluralisme et aux médias minoritaires.

Si la peine devenait exécutoire, Héctor Camero serait le deuxième journaliste emprisonné au Mexique après Jesús Lemus Barajas, directeur du quotidien El Tiempo dans l’État du Michoacán, incarcéré depuis le 15 mai 2008 sur la base d’une procédure douteuse pour “narcotrafic”. Nous attendons toujours de connaître les suites de cette procédure. Nous demandons que le journaliste soit libéré en l’absence de preuves sérieuses contre lui et au vu des nombreuses irrégularités dans l’enquête.

Mécanismes de protection

La condamnation d’Héctor Camero est intervenu le jour même de la signature, sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Francisco Blake Mora, d’une convention sur les nouveaux “mécanismes de protection” à l’attention des journalistes. Ce document d’essence gouvernementale, qui engage également la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), répond aux souhaits du président Felipe Calderón de renforcer la protection des journalistes menacés et de fédéraliser les attaques et crimes commis contre la presse. Cette convention doit faire prochainement l’objet d’une étude d’application au sein d’un Comité d’évaluation des risques associant les administrations concernées et trois représentants de la profession.

Tout en prenant acte de cette volonté politique affichée, Reporters sans frontières émet les remarques suivantes :

- La condamnation pénale d’Héctor Camero, comme le démantèlement de Radio Proletaria et la criminalisation d’autres radios communautaires, entrent en totale contradiction avec l’ambition de garantir une sécurité professionnelle aux journalistes en général. On ne peut à la fois entraver la liberté d’expression et vouloir protéger les professionnels des médias.

- La sécurité des médias ne saurait être garantie sans une véritable lutte contre l’impunité dans les crimes commis contre les journalistes, impliquant parfois certaines autorités fédérales ou locales. Sans réelle réforme des institutions et des moyens investis dans ces enquêtes, comment la vérité judiciaire pourrait-elle advenir ? Depuis 2000, 68 journalistes ont perdu la vie et onze sont portés disparus depuis 2003. Onze professionnels des médias ont été assassinés depuis le début de l’année, dont sept en lien probable ou avéré avec la profession.

- Le Comité d’évaluation des risques, comme les futures entités chargées de faire appliquer les nouveaux mécanismes, doivent élargir leur consultation aux différents secteurs du journalisme ainsi qu’aux organisations mexicaines et internationales de défense de la liberté d’expression. Reporters sans frontières souhaite y prendre toute sa part.

- La fédéralisation des attaques et crimes contre la presse est une idée soulevée dès le début du sexennat de Felipe Calderón. Elle ne vaut, encore une fois, que si de réels moyens d’enquêtes et de contrôle de l’action de l’État sont assortis à la lutte contre l’impunité. Le parquet spécial (Fiscalía Especial) mis en place en février 2006 dans cet objectif n’a produit pour l’heure aucun résultat encourageant.

Police raid silences Chiapas community radio station “Radio Proletaria”.

The police and judicial authorities in the southeastern state of Chiapas must explain a 12 October raid on Radio Proletaria, a community radio station in the city of Tuxtla Gutiérrez, in which arrests were made and the station was summarily dismantled.

The raid was carried out at night by around 30 armed and masked members of the police and the Chiapas State Attorney-General’s Office (PGJE), who did not identify themselves or show any kind of warrant. Six people were arrested, including a 14-year-old boy who works for the station. He was held for 24 hours.

All of Radio Proletaria’s broadcasting equipment was seized, reducing it to silence. Located in the premises of the Emiliano Zapata Popular Organization, the station is affiliated to the World Association of Community Radio Broadcasters (AMARC).

AMARC and Reporters Without Borders call on the Chiapas authorities to publicly explain what took place during the raid and why it was carried out. Was Radio Proletaria broadcasting on an illegal frequency? And if so, why couldn’t the authority have ordered it to comply with the regulations, without resorting to repression and censorship?

The Chiapas State Attorney-General’s Office has violated the right to impart information and must return the stolen equipment to Radio Proletaria without delay.

The arrest of a minor, who was denied the right to contact his family, was also a flagrant violation of the most basic rules of criminal law. While held, the boy was ordered to identify the home of three otherRadio Proletaria representatives. The officials responsible for this inadmissible procedure deserve more than administrative sanctions. And in the absence of legitimate charges, those still being held must be released.

The criminalisation of community radio stations in Mexico is nothing new. The methods used by the Chiapas authorities to intimidate this community and silence its radio station recall those used by the federal army and police against the indigenous radio station Uékakua in January 2009 in Michoacán.

In both of these cases, the American Convention on Human Rights was violated. The Organisation of American States should demand reparation by the Mexican authorities.

http://en.rsf.org

Una radio mexicana galardonada con el Premio de la UNESCO de la comunicación rural.

La emisora de radio comunitaria mexicana La Voz de los Campesinos y al periodista de televisión egipcio Amr Mamdouh Ellisy recibirán el 24 de marzo el Premio UNESCO/PIDC de Comunicación Rural.

Este premio, de un monto total de 20.000 dólares, se concede cada dos años a partir de la recomendación de un jurado nombrado por la Mesa del Programa Internacional para el Desarrollo de la Comunicación de la UNESCO (PIDC), que celebra su 27ª reunión del 24 al 26 de marzo. El premio recompensa actividades meritorias e innovadoras cuyo objeto sea mejorar la comunicación en el seno de comunidades rurales, en particular si están situadas en países en desarrollo.

La Voz de los Campesinos, creada hace 32 años en el Estado de Veracruz, al este de México, fue la primera radio comunitaria indígena del país. La emisora se esfuerza por promover un intercambio interactivo con las comunidades con objeto de lograr que los oyentes intercambien sus historias, sus costumbres y su música por medio de las ondas. La emisora contribuye además a promover los derechos colectivos de las comunidades indígenas de Veracruz. Sus programas se difunden en español y en otras tres lenguas indígenas (otomí, náhuatl y tepehuán) y cubre una audiencia potencial de 100.000 personas que viven en 400 pueblos y aldeas. La Voz de los Campesinos es miembro de la Asociación Latinoamericana de Educación Radiofónica (ALER) y de la Asociación Mundial de Radios Comunitarias (AMARC).

La entrega de los premios fue el miércoles 24 de marzo a las 17h00 en la Sede de la UNESCO.

http://www.sjsocial.org/fomento/documentos/xhfce.html

Contacto:

Bernard Giansetto 33(0)1.45.68.17.40 / b.giansetto(at)unesco.org

Mexican radio station win UNESCO-IPDC Prize for Rural Communication.

The Mexican community radio station “La voz de los campesinos” and the Egyptian journalist Amr Mamdou Ellisy will receive the UNESCO-IPDC Prize for Rural Communication on 24 March.

The two laureates will share the US$ 20,000 Prize, which recognizes meritorious and innovative effort to improve communication for rural communities in developing countries. It is awarded every two years following a recommendation by the Bureau of the Intergovernmental Council of UNESCO’s International Programme for the Development of Communication (IPDC), which acts as prize jury. The IPDC Council will hold its 27th session at UNESCO Headquarters from 24 to 26 March.

The radio station “La voz de los campesinos (The Voice of the Peasants)”, founded 32 years ago in the eastern state of Veracruz, was the first indigenous community radio in Mexico. The station promotes interactive radio communication with communities, encouraging them to share their history, customs and music, and helps reinforce the collective rights of the indigenous populations of Veracruz. Programmes are transmitted in three local languages in addition to Spanish. Transmission covers 400 communities, approximately 100,000 people. “La voz de los campesinos” is part of the Latin American Association of Radio Education (ALER) and the World Association of Community Radio Broadcasters (AMARC).

The award ceremony took place on Wednesday 24 March at 5 p.m. at UNESCO Headquarters in Paris.

http://www.sjsocial.org/fomento/documentos/xhfce.html

Contact:

Bernard Giansetto 33(0)1.45.68.17.40 / b.giansetto(at)unesco.org


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